Au début d’avril 1941, au moment de l’invasion allemande, François Seganis se rend en Grèce comme reporter du quotidien De Morld. Dix-sept articles seront écrits, envoyés en Marcalance et publiés par ce journal entre le 7 avril, date de l’installation de l’écrivain au Pirée - qu’il ne quittera plus durant tout le temps de son activité journalistique, préférant relater minutieusement l’approche des armées de l’Axe au lieu d’aller au-devant d’elles -, et le 26 avril 1941.
Nous avons choisi de présenter, dans ce volume, quatre de ces chroniques, selon nous les plus révélatrices de l’évolution psychologique de leur auteur. Un décalage entre le moment de la rédaction et le moment de la publication, dû au temps d’acheminement des articles vers la Marcalance, nous empêche de donner précisément les dates des faits relatés. Il est cependant assez facile de deviner les différents contextes.
Le premier article remonte aux premiers jours de François Seganis au Pirée, c’est-à-dire à la fin de la première semaine, ou au début de la deuxième semaine du mois d’avril. Sont exposées brièvement les motivations de l’écrivain.
Le deuxième article se situe sans doute vers le 15 avril. L’auteur évoque sa première vision de bombardiers en formation.
Le troisième article, écrit très certainement aux alentours du 20 avril, relate un bombardement du Pirée et d’Athènes avant l’arrivée des troupes allemandes.
Le quatrième article enfin, le dernier des dix-sept articles, date juste d’avant le 26 avril, jour où il est attesté que François Seganis, infirmier improvisé depuis presque deux semaines, qui se rendait chaque jour au détachement de la Croix-Rouge à Athènes, a encore apporté sa contribution au soin et au réconfort des victimes de guerre, avant de disparaître.
Christian Carat